Selon Isoset le développement logiciel a été réservé aux développeurs maîtrisant des langages complexes et des environnements techniques avancés. Le développement low-code bouleverse ce concept. Il permet de créer des applications rapidement grâce à des interfaces visuelles et des composants préconstruits, tout en réduisant considérablement la quantité de code à écrire manuellement.
Découvrez ce qu’est le développement low-code, ses avantages, ses limites, et ses cas d’usage concrets.
Qu’est-ce que le développement low-code ?
Isoset indique que développement low-code est une approche de création d’applications qui repose principalement sur des interfaces graphiques, des modèles prédéfinis et des blocs fonctionnels configurables. Au lieu d’écrire des milliers de lignes de code, le développeur assemble des composants via une interface visuelle.
Cela ne signifie pas qu’il n’y a aucun code. Le low-code permet d’ajouter du code personnalisé lorsque nécessaire, mais l’essentiel du travail repose sur la configuration plutôt que sur la programmation traditionnelle.
Des plateformes comme Microsoft Power Apps, OutSystems, Mendix ou Appian sont des exemples populaires d’outils low-code.
Pourquoi le low-code gagne-t-il en popularité ?
Plusieurs facteurs expliquent l’essor du low-code.
Accélération du développement
Le low-code permet de développer une application en quelques jours ou semaines au lieu de plusieurs mois.
Exemple :
Une PME veux créer une application interne pour gérer les demandes de congés. En développement traditionnel, cela nécessiterait l’intervention d’un développeur backend, d’un frontend et éventuellement d’un spécialiste base de données. Avec une plateforme low-code, un responsable informatique peut créer l’application en quelques jours en utilisant des formulaires prédéfinis et une base de données intégrée.
Démocratisation du développement
Le low-code permet à des profils non techniques, appelés “citizen developers”, de participer à la création d’applications. Cela favorise l’innovation interne.
Exemple :
Un responsable RH peut créer une application pour suivre les candidatures sans attendre qu’un développeur soit disponible.
Cas d’usage du développement low-code
Le low-code ne remplace pas tous les types de développement, mais il est particulièrement adapté à certains scénarios.
Applications internes
Les outils de gestion interne sont parfaits pour le low-code : gestion des stocks, suivi des tickets support, tableaux de bord, gestion des ressources humaines.
Exemple concret :
Une entreprise industrielle développe une application de suivi des incidents de production. Les opérateurs peuvent déclarer un problème via une tablette, et les responsables reçoivent une notification automatique.
Automatisation des processus
Le low-code est très efficace pour automatiser des workflows.
Exemple :
Une entreprise met en place un processus automatisé pour la validation des factures. Lorsqu’une facture est téléchargée, elle est automatiquement envoyée au manager concerné pour validation. Une fois approuvée, elle est transmise au service comptable.
Prototypage rapide
Avant de lancer un projet informatique complexe, le low-code permet de créer un prototype pour tester le concept.
Exemple :
Une entreprise de transport teste une nouvelle application de réservation interne pour ses chauffeurs. Le prototype est développé en deux semaines, testé sur le terrain, puis amélioré avant un éventuel développement .
Low-Code vs No-Code : Quelle différence ?
Il est important de distinguer le low-code du no-code.
- Low-code : nécessite parfois du code pour des fonctionnalités avancées.
- No-code : ne nécessite aucune programmation, tout se fait via une interface graphique.
Le no-code est idéal pour des projets simples, tandis que le low-code offre plus de flexibilité pour des applications complexes nécessitant des intégrations ou des personnalisations.
Les défits du développement low-code
Malgré ses avantages, le low-code présente certaines limites.
Dépendance à la plateforme
Les applications sont souvent liées à un fournisseur spécifique. Changer de plateforme peut être complexe
Personnalisation limitée
Même si le low-code permet d’ajouter du code personnalisé, certaines fonctionnalités très spécifiques peuvent être difficiles à implémenter.
Exemple :
Une application nécessitant des algorithmes avancés de calcul pourrait être plus adaptée à un développement traditionnel.
Performance et scalabilité
Pour des applications à très forte charge ou nécessitant des performances optimales, le développement traditionnel peut être plus approprié.
Le rôle des développeurs dans le domaine low-code
Le low-code ne remplace pas les développeurs. Il transforme leur rôle.
Les développeurs deviennent :
- Architectes de solutions
- Experts en intégration
- Garants de la sécurité
- Encadrants des citizen developers
Ils interviennent pour gérer les cas complexes, optimiser les performances et assurer la cohérence du système d’information.
Sécurité et gouvernance
L’adoption du low-code doit être encadrée. Sans gouvernance, le risque est de voir apparaître des applications mal sécurisées ou mal documentées.
Les entreprises doivent :
- Définir des standards de développement
- Contrôler les accès
- Mettre en place des audits réguliers
- Centraliser la gestion des données
Un cadre clair permet de bénéficier des avantages du low-code tout en diminuant les risques.
Les aspects du développement low-code
Le low-code s’inscrit dans une transformation plus large du développement logiciel. Avec l’intelligence artificielle et l’automatisation, les plateformes deviennent de plus en plus intelligentes.
On voit apparaître :
- Des générateurs automatiques de logique métier
- Des assistants de conception d’interfaces
- Des outils d’analyse prédictive intégrés
À l’avenir, le low-code pourrait devenir la norme pour une grande partie des applications métier, tandis que le développement traditionnel restera indispensable pour les systèmes complexes, les jeux vidéo, les logiciels embarqués ou les infrastructures critiques.
Le développement low-code n’est pas une simple mode technologique. Il répond à un besoin concret : développer plus vite, à moindre coût, tout en restant flexible. Il permet aux entreprises d’innover plus rapidement et de rapprocher les équipes métiers des équipes techniques.
Cependant, il ne remplace pas totalement le développement traditionnel. Il s’agit plutôt d’un complément stratégique, adapté à certains projets spécifiques.
Les organisations qui sauront intégrer intelligemment le low-code dans leur stratégie numérique bénéficieront d’un avantage compétitif significatif. Le défi n’est donc pas de choisir du low-code et développement classique, mais de comprendre quand et comment utiliser chacun de manière optimale.